Australie : le Viking Orion, contaminé par des biosalissures, a été nettoyé

Le paquebot de croisière Viking Orion, amarré à Station Pier à Melbourne le 24 mars 2020.
WILLIAM WEST / AFP Le paquebot de croisière Viking Orion, amarré à Station Pier à Melbourne le 24 mars 2020.

AUSTRALIE - « Ouf » de soulagement pour les passagers du Viking Orion. Les participants de la luxueuse croisière du Nouvel an autour de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie ont été contraints de rester une semaine en pleine mer en raison d’une « excroissance marine » accrochée à la coque du navire, provoquant alors de vives inquiétudes pour l’écosystème local.

D’après le gouvernement australien, des plongeurs ont finalement enlevé la « biofoul » – une accumulation de micro-organismes, de plantes, d’algues ou de petits animaux – du Viking Orion, paquebot de 930 places, pendant qu’il était ancré dans les eaux internationales.

Le nettoyage était nécessaire pour protéger les eaux australiennes des « organismes marins potentiellement dangereux », a expliqué le ministère de la Pêche dans un communiqué transmis à l’AFP. « Des plongeurs professionnels ont été engagés directement par la ligne du navire pour nettoyer la coque au mouillage », a encore précisé le ministère.

Les passagers pourront descendre ce lundi 2 janvier au port de Melbourne, rapporte la chaîne australienne ABC. Mais ils devront encore attendre le 4 janvier pour débarquer définitivement, à Sydney cette fois. Lors de cet arrêt à Melbourne, les passagers doivent être contrôlés par l’immigration, selon le témoignage d’un passager auprès de la BBC.

Des escales impossibles

Le Viking Orion, un navire de luxe construit en 2018 comptant neuf ponts avec un spa, un théâtre, un vaste espace de sport et une piscine, avait quitté le 23 décembre Auckland en Nouvelle-Zélande mais n’avait plus fait d’escales après son départ de Wellington, la capitale néo-zélandaise, le 26 décembre, selon le site internet de suivi Vesselfinder.com.

Des arrêts étaient pourtant prévus à Christchurch et Dunedin, en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’à Hobart, la capitale de l’État australien de Tasmanie, avant Melbourne, en Australie, où le navire a finalement accosté ce lundi soir.

Entre-temps, le Viking Orion s’est ancré et a été nettoyé dans les eaux internationales au large de la ville australienne d’Adélaïde, d’après le site de suivi. La compagnie Viking a confirmé avoir dû retirer « une quantité limitée d’une excroissance marine ordinaire » de la coque. « Bien que le navire ait dû manquer plusieurs escales sur cet itinéraire afin que le nettoyage nécessaire soit effectué, il devrait reprendre l’itinéraire actuel », a souligné Viking dans un communiqué transmis à l’AFP.

« Viking travaille directement avec les invités sur une compensation pour l’impact sur leur voyage », a ajouté la compagnie, refusant de donner plus de détails pour l’heure. Kenn Heydrick, un passager, a déclaré à la BBC qu’il n’avait pas pu quitter le navire depuis le 26 décembre. Quatre escales portuaires prévues avaient été manquées, a-t-il expliqué, confiant que « l’intensité de la frustration et de la colère augmente chez les passagers ».

Vendredi, le capitaine du navire, Marko Snajdar, avait déjà entrepris des démarches auprès de ses passagers. Une lettre écrite de sa main avait ainsi été transmise pour s’excuser de la gêne occasionnée par cet imprévu marin. « Nous reconnaissons que la croisière actuelle ne répond pas à vos attentes. Viking souhaite vous garder en tant que voyageurs à vie, et nous espérons vous voir dans des circonstances moins exceptionnelles sur l’un de nos navires à l’avenir », écrivait alors le capitaine, après de nombreuses plaintes de voyageurs sur les réseaux sociaux.

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