En Australie, le Premier ministre Anthony Albanese hérite de l’affaire des sous-marins

© Sakchai Lalit/Pool via Reuters/File Photo

À l’époque, les négociations secrètes s’étaient déroulées entre les émissaires de Donald Trump, du conservateur australien Scott Morrison et de son homologue britannique Boris Johnson. Conçu pour être une arme de dissuasion antichinoise dans la région Pacifique, le pacte Aukus visait à fournir à l’Australie des sous-marins nucléaires d’attaque, alors qu’elle était en contrat avec la France pour des submersibles diesel de classe Barracuda, et à coopérer dans le domaine de concurrence extrême de l’intelligence artificielle et de la physique quantique.

Rassurer la Chine... et le contribuable

Aujourd’hui, le travailliste Anthony Albanese, élu en mai dernier, s’est réconcilié avec la France, a promis d’apaiser la relation avec la Chine mais maintient le développement des alliances régionales – avec l’Inde et le Japon essentiellement –, le tout sous parrainage américain et cousinage britannique.

Dix-huit mois après la signature du pacte Aukus, le sommet de San Diego devrait accorder à l’Australie trois à cinq sous-marins nucléaires américains ou britanniques d’ici à 2027 en attendant qu’elle puisse en construire au moins une dizaine d’autres, probablement en partie à Adélaïde, avec savoir-faire de propulsion britannique et armement missilier américain. ​Son ministre de la Défense prévient déjà la Chine, qui s’en inquiète, que ces développements ne la visent pas, tandis qu’Albanese tente de rassurer le contribuable australien sur les 100 milliards de dollars, au minimum, que p...


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