En Australie, l’affaire Rolfe-Walker laissera des traces

The Monthly

Des empreintes de mains rouges marquent les murs du commissariat de Yuendumu, dans le Territoire du Nord australien. À la une de son numéro de mai 2022, The Monthly revient sur la fusillade qui a eu lieu dans une communauté aborigène warlpiri en 2019. Un jeune homme de 19 ans, Kumanjayi Walker, armé d’une paire de ciseaux, a trouvé la mort lors de son arrestation par Zachary Rolfe, auteur de trois tirs dont le dernier fut mortel.

Après cinq semaines de procès, le 11 mars, le policier a été acquitté des accusations de meurtre, d’homicide involontaire et d’actes de violences ayant entraîné la mort. Depuis bientôt trois ans, la mort d’Arnold Walker, désormais appelé Kumanjayi Walker pour des raisons culturelles liées à sa disparition, divise l’Australie. Des manifestations décriant une police raciste ont fait écho à celles qui ont suivi la mort de George Floyd, aux États-Unis.

“Pourquoi n’a-t-il pas utilisé un taser ?” se demandait, par exemple, la foule au lendemain de la mort du jeune homme, lançant le mouvementJustice pour Walker”.

Anna Krien, journaliste au Monthly et écrivaine, relate ainsi, dans un long article la reconstitution des faits, la tenue du procès et les réactions de la communauté aborigène warlpiri où elle s’est rendue. Elle a pu consulter les pièces à conviction et les vidéos des caméras corporelles portées par les policiers au moment des faits.

Un procès “ingagnable”

Le jeune Aborigène avait déjà eu plusieurs fois affaire à la police pour violences conjugales, vols, effractions ou encore agression aggravée. Son arrestation était planifiée pour le lendemain de sa mort, le 10 novembre 2019. Zachary Rolfe, policier de 30 ans, avait quant à lui fait l’objet de 12 plaintes “pour usage excessif de la force” dans le cadre de son travail, notamment envers des personnes indigènes.

Pourtant, le procès était “ingagnable” pour la famille de Walker, selon le mensuel australien. Et la journaliste précise :

“Il n’y avait guère d’Aborigènes dans le jury et pas un seul lors des délibérations finales, une aberration fréquente dans ce Territoire du Nord, où 30 % de la population est indigène et représente pourtant 84 % de la population carcérale.”

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