Australie: la Grande Barrière de corail bientôt reconnue patrimoine en péril?

AFP - GLENN NICHOLLS

Victime du réchauffement climatique, la Grande Barrière de corail, qui longe le nord-est de l'Australie, pourrait se retrouver sur la liste du Patrimoine mondial en péril. C'est du moins la recommandation formulée par un comité d'experts s'étant rendu sur le terrain il y a quelques mois, et dont le rapport vient d'être publié. Dirigée pendant près de dix ans par des climatosceptiques, l'Australie a élu en mai dernier un gouvernement plus déterminé à réduire ses émissions de CO2 et à protéger l'un de ses joyaux naturels. Mais à ce stade, l'île-continent, un des plus gros pollueurs de la planète, ne s'est pas engagée à prendre sa part pour contenir le réchauffement mondial à 2°C.

Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Quatre vagues de blanchissement massif en seulement sept ans, la survie du plus grand récif corallien du monde n'a jamais semblé aussi ténue que ces dernières années.

Outre le réchauffement des océans, les experts de l'Unesco notent également que la qualité de l'eau s'est dégradée. Le littoral australien étant pollué par des produits chimiques issus de l'activité agricole, en particulier de l'élevage, mais aussi des plantations de bananes et de cannes à sucre très nombreuses dans l'État du Queensland.

Mais tout n'est pas perdu d'après l'Unesco, qui formule une vingtaine de recommandations qui, si elles sont suivies et appliquées rapidement, pourraient permettre de rapidement améliorer la situation.

Le nouveau gouvernement élu en mai dernier semble particulièrement volontariste en la matière, avec l'adoption d'une loi climat qui relève très nettement les engagements de l'Australie en matière de réduction des émissions de CO2.


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