Australie: arrivée des premiers rapatriés de camps syriens malgré les craintes de l'opposition

AFP - DELIL SOULEIMAN

Samedi 29 octobre, un premier groupe de quatre femmes et 13 enfants liés à des combattants morts ou en prison de l’État islamique, et qui étaient retenues depuis plusieurs années dans les camps des Al-Hol et Roj, au nord est de la Syrie, ont été rapatriés en Australie. Le gouvernement assure que ces femmes rapatriées vont faire l’objet d’une surveillance accrue mais plusieurs voix dans l’opposition dénoncent une décision qui selon eux, met l’Australie en danger.

Avec notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse

Elles ont atterri hier samedi à Sydney et ont pu revoir les membres de leur famille même si elles sont pour l’instant logées dans un lieu tenu secret.

Le retour en Australie de ces quatre femmes - et de leurs 13 enfants - les épouses de combattants morts ou emprisonnés de l'État islamique, suscite de vives inquiétudes. Elles ont été exprimées notamment par Karen Andrews, ministre des Affaires intérieures au sein du cabinet fantôme de l’opposition.

Les actions du gouvernement Albanese sont inexcusables, car elles mettent les Australiens en danger…

Les femmes rapatriées ont elles fait part dans un communiqué de leur volonté de collaborer sans réserve avec les autorités australiennes, qui prévoient de les surveiller de près. Le Premier ministre, Anthony Albanese, a rappelé qu’il ne prendra aucun risque.

Le gouvernement australien fera toujours tout son possible pour garantir la sécurité des Australiens. C’est notre priorité


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