Australie: accusations de blanchiment d'argent sale au sein d'un grand groupe de casinos

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Crown Resorts, l’un des plus grands groupes australiens de casinos fait l’objet de nombreuses accusations de blanchiment d’argent sale lié au crime organisé. Du coup, de nombreux responsables remettent leur démission.

Après le départ de trois directeurs, c’est au tour du directeur général, Ken Barton, d’annoncer sa démission. Le complexe de jeux, situé sur la baie de Sydney, est dans la tourmente, suite à une enquête, de l’Agence des jeux de l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Culminant à plus de 270 mètres, le bâtiment de 75 étages est le plus haut de la ville. Il abrite aussi un hôtel et des restaurants.

Crown Resorts appartient majoritairement à l’homme d’affaires Jack Packer. Il est accusé d’avoir permis le blanchiment d’argent sale, à grande échelle. Il s’agirait d’argent, provenant du trafic de drogue, d’actes criminels ou encore du terrorisme. La magistrate Patricia Bergin, ancienne juge de la Cour suprême, a estimé que Crown n'était pas digne d'obtenir une licence, notamment pour avoir « permis des activités de blanchiment d'argent » et pour avoir fait des affaires avec le crime organisé.

« Mauvaise gouvernance d'entreprise »

Elle a dénoncé la « mauvaise gouvernance d'entreprise, la gestion de risque déficiente (...) et la mauvaise culture d'entreprise », préconisant une série de réformes avant que le groupe ne soit autorisé à ouvrir son casino dans la toute nouvelle tour. Suite à cette enquête, le régulateur des jeux a bloqué l’ouverture du nouveau casino, de plus de deux milliards de dollars que le groupe vient de construire dans la baie de Sydney. Sa licence de jeux à Melbourne, pourrait également être suspendue.

En attendant la poursuite de l’enquête, le régulateur australien préconise une restructuration, en profondeur, de la gouvernance du groupe, avec la nomination d’un nouveau conseil d’administration. La présidente de Crown, Helen Coonan, une ancienne ministre australienne des Communications, a été chargée de trouver un successeur à M. Barton.