En Australie, les étudiants étrangers touchés de plein fouet par l’inflation

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Photo Pixabay/cc
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Partout en Australie, l’inflation atteint actuellement des sommets, mais la flambée des prix a été particulièrement brutale à Darwin, dans le nord du pays, où les quelque 2 000 étudiants étrangers de l’Université Charles Darwin ne savent plus comment joindre les deux bouts, rapporte la chaîne ABC.

Dhruv Sabharwal, un responsable de l’Union nationale des étudiants, explique :

“Les prix augmentent pour le moment à un rythme si rapide que les étudiants internationaux ne sont pas en mesure de faire face. Ne parlons même pas des loyers, mais faire tout simplement ses courses revient de plus en plus cher, prendre les transports en commun aussi… L’objectif premier d’un étudiant étranger est de suivre des cours ici, mais l’inflation à elle seule constitue un obstacle.”

Selon Sarah Holder, responsable des services sociaux du Territoire du Nord, l’indice des prix à la consommation (IPC) de Darwin est nettement supérieur à celui du reste du pays. « Par exemple, le prix des logements a augmenté d’environ 16 % à Darwin contre 4 % à l’échelle nationale. Le carburant a lui augmenté de plus de 41 % ici contre un peu plus de 32 % à l’échelle nationale. »

Tasnim Upama, étudiante en comptabilité, en est réduite à compter chaque centime dépensé. Alors que son mari cumule deux emplois à temps partiel, le couple a dû retirer son bébé de la crèche, faute de pouvoir assumer le coût. “Avant de venir à Darwin, je n’aurais jamais pensé que j’allais avoir autant de frais [à supporter] ”, confie Tasnim Upama.

L’attractivité des universités australiennes compromise

Le gouvernement, qui a baissé une taxe sur le carburant à la suite de la flambée des prix provoquée par la guerre en Ukraine, a également accordé une aide de 250 dollars australiens à des millions d’habitants. Mais les étudiants étrangers sont exclus des dispositifs de soutien. “Pour eux, rien ne vient amortir les augmentations alors qu’ils occupent des emplois précaires payés au salaire minimum et que leurs revenus sont vraiment très faibles par rapport à celui des autres habitants”, déplore Sarah Holder.

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