Irak: austérité en vue avec la loi de finance 2021

·2 min de lecture

L'Irak n'est pas épargné par la crise économique causée par le coronavirus. Depuis trois ans la population dénonçait déjà dans les rues la misère dans laquelle les habitants étaient obligés de vivre. Le Premier ministre, investi en mai dernier après le départ de son prédécesseur, a donc présenté la loi de financement de l'année 2021 sous le signe de l'austérité. Pour tenter de relever l'économie du pays, il prévoit également une dévaluation du dollar, une mesure qui pourrait ranimer la colère de la rue.

Avant l'apparition du Covid-19, les Irakiens dénonçaient déjà la misère dans laquelle ils étaient contraints de vivre dans un pays en reconstruction permanente. Et puis la pandémie est arrivée, les cours du pétrole ont chuté, l'Irak est descendu un peu plus bas encore dans le marasme.

► Lire aussi : Irak: le coronavirus, une crise qui s’ajoute à d’autres crises

Alors pour l'année 2021, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi affirme vouloir protéger les plus pauvres tout en adoptant une politique d'austérité inévitable. Il a par exemple annoncé la réduction de 40% de son propre salaire ainsi que de celui du président et du président du Parlement.

Mais cette mesure passe presque inaperçue à côté de la dévaluation annoncée du dinar irakien dans une économie très dépendante du dollar. L'Irak importe 80% de ses biens de consommations. Une inflation sera donc inévitable.

Plus au nord, au Kurdistan les manifestants de ces dernières semaines attendaient eux de cette même loi de finance une aide de Bagdad en échange du pétrole kurde. Il semble que les autorités kurdes et irakiennes ne soient pas arrivées à un accord précis.

Du nord au sud en Irak, la population se prépare à une nouvelle année de survie. Beaucoup appellent déjà à relancer des manifestations massives.