Rambouillet : « On ne peut pas accepter que les fonctionnaires deviennent des cibles vivantes »

Propos recueillis par Clément Pétreault
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Aurore Bergé, déutée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Aurore Bergé, déutée des Yvelines et présidente déléguée du groupe LREM à l'Assemblée nationale.

La justice antiterroriste s'est saisie de l'enquête sur l'attaque menée vendredi dans l'entrée d'entrée d'un commissariat à Rambouillet, près de Paris, où un Tunisien de 36 ans, Jamel G., a tué une fonctionnaire de police de coups de couteau à la gorge avant d'être neutralisé. La députée des Yvelines (LREM) Aurore Bergé dénonce les discours complaisants.

Le Point : Une policière a été assassinée dans ce qui ressemble fortement à une attaque terroriste. Que sait-on du profil du présumé terroriste et sait-on pourquoi la ville de Rambouillet a été choisie pour cible ?

Aurore Bergé : On verra ce que donne l'enquête. Le principe du terrorisme, c'est de frapper là où on ne l'attend pas. Rambouillet est une ville paisible dans laquelle personne ne pouvait s'attendre à ce qu'il y ait un attentat. Le message que cherche à envoyer ce type d'action est simple. C'est : « Vous n'êtes en sécurité nulle part. » Il faudra être courageux et ne pas négliger les conséquences que peut engendrer un tel attentat. Souvenez-vous qu'en octobre dernier, l'émotion a submergé tout le pays après la décapitation d'un enseignant. Puis les choses sont retombées, à la faveur de polémiques incessantes sur la réalité de l'islamo-gauchisme notamment. La conséquence directe de cet acte est simple à comprendre. Elle se résume en un seul mot : l'autocensure. Certains enseignants se sont dits parfois prêts à renoncer à mener leur mission de peur de mettre leur vie en danger. De plus, je remarque q [...] Lire la suite