Aurore Bergé n’est plus cheffe des députés Renaissance (temporairement)

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JULIEN DE ROSA / AFP

POLITIQUE - Elle se met en retrait pour quelques semaines. La députée Renaissance des Yvelines, Aurore Bergé, dont la grossesse approche de son terme, s’éloigne de l’Assemblée nationale rapporte ce mercredi 2 octobre Libération.

Ce qui a une conséquence immédiate sur le groupe macroniste au Palais Bourbon, qui est présidé durant cette absence par le député de Paris Sylvain Maillard. L’intéressé occupait jusque-là le poste de vice-président du groupe Renaissance.

Comme nous l’évoquions il y a quelques semaines, rien n’est prévu en réalité à l’Assemblée nationale pour les députées enceintes. À tel point qu’il serait impropre de parler de « congé maternité », car celui-ci n’existe tout simplement pas.

Les députées sont soumises à un régime particulier, car le mandat n’est pas un emploi. Il n’y a donc pas de reconnaissance d’un congé maternité - ou paternité - et les parlementaires ne sont pas remplacées par leur suppléant pour ce cas de figure. Seule possibilité : demander une délégation de leur droit de vote à un autre député, moyennant justificatif médical.

Une absence réduite au minimum

Un dispositif que la députée LFI Mathilde Hignet, elle-même enceinte, veut faire évoluer. Mais pour cela, il faudrait passer par une modification de la Constitution. Ce qui ne laisse que peu de chances à ce projet d’aboutir. Du moins rapidement.

À l’AFP, Aurore Bergé avait indiqué vouloir s’absenter entre trois et quatre semaines. On est très loin de ce qui prévaut dans le monde du travail, où il est obligatoire de « cesser de travailler au moins huit semaines, dont six après l’accouchement ». Pour rappel, la durée légale du congé maternité pour un premier enfant est de seize semaines.

Selon Libération, le groupe Renaissance estime que son retour se fera « idéalement » la semaine du 28 novembre, au moment où les troupes macronistes présenteront leurs textes dans le cadre de leur niche parlementaire. Parmi ces textes, l’inscription de l’IVG dans la Constitution, portée par Aurore Bergé.

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