Aurore Bergé a eu la meilleure réponse face à la remarque anti-avortement de Christine Boutin

Après son accouchement, Aurore Bergé (ici le 3 octobre à l’Assemblée) a eu la meilleure réponse face à cette anti-avortement
ALAIN JOCARD / AFP Après son accouchement, Aurore Bergé (ici le 3 octobre à l’Assemblée) a eu la meilleure réponse face à cette anti-avortement

POLITIQUE - C’est un faire part de naissance un peu particulier. Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, a vertement répondu aux critiques de Christine Boutin ce mercredi 9 novembre sur les réseaux sociaux : cette dernière y avait publiquement partagé son étonnement de voir la députée des Yvelines soutenir une loi pro-IVG.

« Aurore Bergé vient de faire voter en commission l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution », a regretté sur Twitter l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy - qui est aujourd’hui retiré de la vie politique. Et d’ajouter : « On se demande comment une femme enceinte peut avoir un tel acharnement alors qu’elle porte et sent déjà dans son ventre, l’enfant vivre par ses coups de pieds ! Mystère. »

Un tweet qui émane d’une des rares personnalités politiques françaises à ouvertement s’opposer à l’avortement, et qui a immédiatement condamné par des membres du gouvernement ou de l’opposition.

Christine Boutin reprise de volée

Et le « mystère » a rapidement été éclairci par l’intéressée. Moins d’une heure après la publication du message de Christine Boutin, Aurore Bergé s’est fendue d’une réponse sans ambages pour défendre son combat politique. « Ma fille est née et se porte merveilleusement bien. Merci », écrit l’élue francilienne, comme pour critiquer l’indélicatesse de l’ancienne présidente du Parti Chrétien-Démocrate dans son attaque.

« Ma mère s’est battue pour que je puisse avoir plus de droits qu’elle n’en avait à disposer de mon corps », ajoute celle qui dit se battre pour que sa fille, et « toutes nos filles » n’aient pas moins de droits qu’elle à l’avenir.

Dans ce contexte, plusieurs responsables politiques de la majorité ou à gauche, engagées pour le droit des femmes, ont aussi fustigé le message de Christine Boutin. « S’en prendre à la vie privée d’une femme est indigne », déplore ainsi la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, sur les réseaux sociaux, en critiquant une « propagande anti IVG toujours aussi mensongère et insultante. »

Dans le même esprit, pour la ministre Marlène Schiappa, l’« obsession à parler de la vie intime des femmes et à les faire culpabiliser jusque dans leur grossesse, jusqu’à mêler un bébé au débat, est abjecte. »

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