"On aurait pu l'appeler le contre-G7 de la colère policière" : près de Biarritz, les forces de l'ordre se mobilisent face à la vague de suicides

Benjamin Illy

"On prend notre directeur général de la police nationale au mot. Il disait qu'on pouvait remédier aux suicides en organisant davantage de repas conviviaux dans les commissariats", explique Joseph Cilluffo, membre d'Unité SGP Police 64. Vendredi 23 août, il était en charge de faire griller les saucisses aux quelques 200 participants d'un "barbecue de la colère", organisé par les syndicats Alliance police nationale et Unité SGP Police, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), à quelques kilomètres du sommet du G7 à Biarritz sur lequel 13 200 gendarmes et policiers sont mobilisés.

Un "abominable" record

Les forces de l'ordre ont profité de l'occasion pour faire entendre leurs revendications : surcharge de travail, heures supplémentaires non-payées et la vague de suicides qui touche leur profession. "Fin avril, à l'hôtel de police de Montpellier, une femme policière s'est donnée la mort avec son arme de service dans son bureau", raconte David Leyraud, secrétaire général adjoint Alliance Police Occitanie, "Au-delà de sa famille, c'est tout un service qui a été touché. Ce qui nous met en colère, c'est l'absence de prise en compte réelle de ce problème."

Imaginez le bruit de la détonation, la découverte du (...)

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