"Qui aurait arrêté mon fils qui travaillait dehors sans symptômes ? Personne !" : un village italien endigue le coronavirus grâce au dépistage

Omar Ouahmane, Gilles Gallinaro

"On faisait la queue, l’un derrière l’autre, à distance, comme on nous l’a demandé", se souvient Sandra Cartolaro, une personnalité associative de Vo’, un bourg situé à une trentaine de kilomètres de Padoue, au nord-est du pays. On portait un masque, j’étais angoissée."

C’était au début du mois, devant les grilles de l’école maternelle de la commune italienne, là où a été diagnostiqué le premier cas de coronavirus. Les 3 300 habitants de Vo' ont été confinés et testés en masse : sur les 89 cas positifs, ils ne sont désormais plus qu’une poignée, malgré trois personnes décédées depuis le début de la maladie. Des résultats qui représentent une lueur d’espoir pour l’Italie, où à ce jour plus de 5 400 personnes sont mortes à cause du virus.

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Les tests ont alimenté toutes les conversations, bien au-delà de Vo’, devenu un laboratoire à ciel ouvert. Catia, gérante du tabac-presse, un des rares commerces ouverts. "J’avais du mal à le croire, je ne comprenais pas ce qui se passait, raconte-t-elle. C’était totalement imprévisible, totalement inattendu."

Au début, je pensais que c’était une blague, avant de comprendre que c’était très sérieux.

Catia

à franceinfo

Le but de l’opération est alors d’isoler les personnes atteintes du virus, même sans symptômes. Comme les membres de la famille de Claudio, un viticulteur. "C’est ce jour-là qu’on a appris (...)

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