Aurélien Taché quitte LREM, un parti qui "n'a plus la crédibilité" pour rassembler

Le HuffPost avec AFP
Aurélien Taché, ici le 7 janvier 2020 à l'Assemblée, a annoncé qu'il quittait La République en Marche, un parti qu'il juge désormais incapable de rassembler. 

POLITIQUE - Le député Aurélien Taché, un des marcheurs historiques, a décidé de quitter La République en marche, déplorant notamment que “l’ouverture” du parti ne se soit “faite que vers la droite” et qu’il ait de ce fait perdu la “crédibilité” nécessaire pour rassembler, selon ses explications au Journal du Dimanche ce 17 mai.

“En 2017, j’ai quitté le Parti socialiste parce qu’il n’était pas capable de dépasser ses frontières. Aujourd’hui, je quitte LREM exactement pour les mêmes raisons”, déclare l’élu du Val-d’Oise, déplorant que le mouvement fondé en avril 2016 “n’ait pas été capable de construire un corpus idéologique, de trouver des convergences avec d’autres partis ou des alliés au sein de la société”.

Selon Aurélien Taché, “l’ouverture ne s’est faite que vers la droite” et “les conservateurs sont aussi dans la majorité”.

“On l’a vu sur la question de l’accueil des réfugiés, qui reste pour moi une grande déception. Même chose sur les libertés: comment un mouvement progressiste peut-il voter la loi anti-casseurs”, s’interroge celui qui fut rapporteur sur le volet “intégration” de la loi asile-immigration.

Il regrette également l’isolement du parti qui “n’a eu de cesse de répéter qu’il n’y avait point de salut en dehors (de lui), de refuser de voter tout ce qui venait des oppositions”. “Le mouvement ne peut donc apporter de réponses véritablement nouvelles à la crise et n’a plus la crédibilité pour créer des dynamiques collectives”, déplore-t-il. 

LREM a perdu 19 sièges à l’Assemblée depuis 2017

Affirmant vouloir “porter les aspirations populaires écologiques et de solidarité”, Aurélien Taché a précisé qu’il quitterait “très certainement le groupe” parlementaire.

Mais il ne confirme pas vouloir rejoindre le groupe en gestation à l’Assemblée, dont la création pourrait être annoncée la semaine prochaine autour de députés dont certains ont déjà...

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