Aurélie Jean – La méthode scientifique au secours de Finkielkraut

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Alain Finkielkraut, ici en 2019.
Alain Finkielkraut, ici en 2019.

Les mots ont un sens, le ton aussi. Non sans une certaine gêne, nous avons été nombreux à écouter le 15 septembre sur une matinale à la radio les propos échauffés d?Alain Finkielkraut sur les questions de féminisme et de patriarcat. Sans discuter de la position du philosophe, ce qui n?est pas l?objet de cet article ? même s?il y aurait beaucoup à dire ?, il est remarquable qu?à l?oral, cet intellectuel, réputé pour ses écrits, affiche un défaut de méthode scientifique, utile pour structurer sa pensée et l?articuler adroitement. Personne ne remettra en question l?intelligence de ce philosophe. Mais ce n?est pas en haussant la voix, en fronçant les sourcils et en agitant violemment les bras, comme il l?a fait ce jour-là, que l'on argumente. Loin de là. Car les mots, le ton et la posture sont un symbole à utiliser avec rigueur, au risque de baigner dans un sophisme dangereux pour les auditeurs qui tombent alors dans une position idéologique, peu importe leur opinion.

« Le patriarcat n?existe pas ! » Cette phrase répétée sur les ondes par le philosophe à qui veut l?entendre n?a guère été accompagnée d?arguments. Dommage, car les idées sous-jacentes auraient pu être défendues, mais aussi la personne en contradiction avec cette idée aurait pu ainsi fournir des contre-arguments et donc la fragiliser ou la renforcer selon la pertinence de l?opposant. Une méthode scientifique bien maîtrisée permet de poser ses idées, de mieux les soutenir, et de parfois les retourn [...] Lire la suite

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