Aung San Suu Kyi est-elle toujours aussi populaire?

Il y a neuf ans, l'opposante à la junte birmane Aung San Suu Kyi était libérée. Deux ans plus tard, on lui attribuait le Nobel de la paix. Puis, en 2016, le miroir se brise, l'icône perd de sa splendeur et les critiques pleuvent en cascade, certains souhaitant même qu'on lui retire cette haute récompense. La dame à l'éternelle taille de jeune fille paie le prix de son silence. Cette année-là, l'armée se livre à un nettoyage ethnique en règle envers la minorité musulmane des Rohingyas et forcent ainsi 750.000 personnes à fuir la Birmanie. La communauté internationale ne lui a toujours pas pardonné.

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Olivier Guillard, chercheur au Cerias à Montréal et spécialiste de l'Asie, rentre tout juste de Rangoun. "L'image est abîmée mais est encore significative à l'intérieur du pays, explique-t-il au JDD. Elle reste indispensable sans être toute puissante, l'armée ne lui faisant aucun cadeau. Mais les gens qui la pratiquent au quotidien la perçoivent fatiguée, désabusée."

Une plainte devant la Cour internationale de justice qui pourrait rejaillir sur Aung San Suu Kyi 

A 74 ans, Aung San Suu Kyi travaille toujours autant et voyage beaucoup de part le monde. Et que dit-elle? Beaucoup de choses aux Chinois mais pratiquement rien aux Occidentaux. Et cela ne risque pas de s'arranger.

La Gambie a en effet porté plainte lundi devant la Cour internationale de justice contre la Birmanie pour les crimes perpétrés à l'encontre des Rohingyas...


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