Aujourd'hui, dans « Pas si bêtes », le lycaon, ce grand démocrate !

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Le lycaon, vous connaissez ? Certains l’appellent le loup peint. Et c’est en fait une sorte de chien sauvage qui vit dans les steppes et dans les savanes africaines. Un canidé qui, quelque part sur le chemin de l’évolution, a perdu un doigt – il n’en possède que quatre à chaque patte – et deux dents – il lui en reste tout de même 40, du coup. Ça, c’était pour l’introduction rigolote.

Une espèce en danger

Ce qui est moins drôle, c’est que le lycaon a longtemps été considéré comme un nuisible. Accusé de répandre des maladies. Comme un animal cruel, même. Capable de tuer pour le plaisir ! Alors il a été empoisonné par les uns, traqué par les autres. Résultat : il est aujourd’hui en voie de disparition. En un siècle, ses effectifs ont été divisés par cent. Il n’en resterait aujourd’hui plus qu’à peine quelques milliers de spécimens dans la nature.

C’est pourquoi, peut-être, l’histoire du lycaon mérite tout particulièrement d’être racontée. Elle nous permettra de découvrir que l’exercice de la démocratie n’est pas l’apanage des Hommes, et nous aidera peut-être à reconsidérer le regard que nous posons sur ce chien sauvage pas tout à fait comme les autres.

Éternuer pour exprimer sa voix

L’histoire du lycaon, donc, c’est l’histoire d’un canidé qui est resté sauvage. Bien que se rapprochant occasionnellement des Hommes. Un animal très sociable, quoi qu’on en pense. Qui vit en meute, comme son cousin le loup. Mais il ne hurle pas comme lui. Il n’aboie pas non plus comme notre chien. Normal, il paraît que l’aboiement est venu à notre meilleur ami lorsqu’il a voulu trouver un moyen de communiquer avec nous. Le lycaon n’en a que faire. Ce qui lui importe, c’est de communiquer avec ses congénères.

Pourquoi le chien est-il domestique et le loup sauvage ?

Pour cela, surprise ! Il a pris...

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