Augmentation des violences conjugales pendant le confinement : "On n’a pas le droit de sortir mais on peut fuir", explique une infirmière

franceinfo

Avec le confinement imposé pour limiter la propagation du coronavirus en France, les violences conjugales ont augmenté de 32% en une semaine en zone gendarmerie et de 36% dans la zone traitée par la préfecture de police de Paris, selon les chiffres donnés par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

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"Un couple qui vit dans la violence conjugale est un huis-clos qui ressemble à une cocotte minute. (…) La soupape, c'est donc de signaler les violences", a expliqué sur franceinfo samedi 28 mars Patricia Vasseur, infirmière puéricultrice aux urgences médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu à Paris. "On n’a pas le droit de sortir mais on peut fuir", a-t-elle encore rappelé.

franceinfo : Quelles sont les conséquences du confinement dans les foyers où il y a de la violence conjugale ?

Patricia Vasseur : Dans le service dans lequel je travaille, nous recevons uniquement les victimes qui ont déclaré les faits et porté plainte. Ce qui nous inquiète énormément, c’est qu’actuellement les victimes sont confinées avec les auteurs des violences : elles ne peuvent pas parler et signaler ces violences. Ces chiffres sont donc vraiment minimes par rapport à la réalité. On parle de signaler les violences dans (...)

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