Augmentation des frais de scolarité des étudiants étrangers : «Si j'avais su, je ne serais pas venu»

Libération.fr
A la manifestation des étudiants, jeudi à Paris.

Quelque 2 000 étudiants et lycéens ont protesté ce jeudi à Paris contre la réforme des frais de scolarité à l'université, qui prévoit une très forte augmentation pour les étudiants extra-européens.

Il devait s’agir d’une manifestation fixe et courte, les lycéens et étudiants mobilisés contre l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers (hors Union européenne) en ont finalement été quittes pour deux bonnes heures de marche, dans une ambiance bon enfant. Ce jeudi 6 décembre après-midi, quelque 2 000 jeunes gens se sont regroupés devant le siège parisien de Campus France, l’organisme public qui promeut l’université française à l’étranger et organise l’accueil des étudiants venus d’autres pays. Devant le bâtiment fermé, on pouvait lire sur quelques pancartes ou entendre scander dans les bouches : «Nos poches sont vides, leurs caisses sont pleines», «Facs ouvertes à tous les étrangers ! Facs fermées aux intérêts privés !», «L’éducation n’est pas à vendre», «L’éducation n’est pas une marchandise»

Pour Julia (1), qui étudie l’histoire-géographie à la Sorbonne, «la situation est intolérable, c’est une mesure discriminatoire. On est là pour montrer notre fraternité avec les étudiants étrangers, dont les parents ont fait des sacrifices monstres pour les inscrire dans des lycées français dans l’espoir de les envoyer en France faire des études brillantes et gratuites. Ceux qui je connais, ils sont plus dégoûtés qu’autre chose…» Marc, étudiant en arts plastiques à Paris-VIII, juge également la mesure «foncièrement injuste. Rendre l’université payante, c’est remettre en cause la possibilité même de faire des études. Je le vois bien en arts plastiques, ça ne fournira pas un travail qui permettrait de rembourser un prêt étudiant… Pas mal d’étudiants africains, notamment un étudiant en théâtre sénégalais que je connais, se demandent s’ils pourront continuer. Ils sont dégoûtés et remettent en cause tout leur programme».

«Je vais m’endetter auprès de ma (...)

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