Audrey Vernon: "J'ai envie qu'on arrête de fabriquer des smartphones, des SUV mais pas des bébés"

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Audrey Vernon publie "Billion Dollar Baby", adaptation littéraire de son spectacle éponyme. Dans cette "lettre ouverte à [son] enfant à naître", la comédienne, fortement influencée par l'écologiste radicale Derrick Jensen, met en garde contre un monde effrayant.

Marianne : Pourquoi écrire une "lettre ouverte" à votre bébé, qui n'était pas encore né à l'époque ?Audrey Vernon : J'avais envie de transmettre oralement la totalité de notre histoire à un enfant à naître, une tentative pathétique de la part d'une mère d'essayer de tout dire, tout expliquer. C'est une forme qui permet d'avoir une double adresse, à l'enfant et aussi au public qui est témoin de ce qu'elle dit et de comment elle le dit.Dans votre livre, vous évoquez la crise écologique, les inégalités sociales, ou encore la montée des nationalismes. Quelle menace vous effraie le plus ?Les trois sont un mélange sympathique. C'est la violence qui m'effraie le plus et a été le point de départ du texte qui s'appelait alors "Chair à Canon". Je voulais parler de la guerre et du fait que notre espèce tue ses propres bébés puis je me suis aperçue que la guerre et le complexe militaro-industriel n'étaient qu'un corollaire de l'économie, une production parmi tant d'autres. Cela m'a fait relativiser pas mal de choses, je me suis rendue compte que la guerre tue mais que l'agriculture, l'énergie, la fast fashion (mode éphémère ndlr), l'aviation civile, l'automobile tuent aussi et parfois plus. Ce qui me fait le plus peur...

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