Audiovisuel : ce qui va changer avec le projet de loi du gouvernement

Elle se veut "fondatrice", selon le mot de Franck Riester, le ministre de la Culture, qui la présentera cette semaine en Conseil des ministres puis à l'Assemblée nationale à partir du 17 février. La loi sur l'audiovisuel instaure notamment la création d'un BBC à la française, et un nouvel organisme de régulation, l'Arcom, né de la fusion entre feu le CSA et l'Hadopi. Mais les dirigeants des chaînes privées dénoncent une réforme qui, à leurs yeux, risque de les affaiblir. À l'instar du PDG d'Altice France, maison mère de BFMTV et de RMC, Alain Weill, qui, dans Le Figaro, a évoqué "le poids de tous les lobbys amoureux en France d'un statu quo mortifère".

Vieille rengaine? Interrogé par le JDD, Franck Riester calme le jeu : "C'est de l'ordre du classique. Nous sommes dans une période où, avant le vote d'une loi, tous les lobbys montent en puissance avec des exigences toujours plus importantes."

La troisième coupure pub a mis le feu

Les acteurs de l'audiovisuel privé jugent insuffisants les aménagements prévus dans la publicité à la télé, un sujet majeur pour le secteur. La loi prévoit en effet d'autoriser les chaînes à diffuser des spots de pub "segmentés et géolocalisés". Mais pour ne pas bouleverser les équilibres économiques des différents médias, il a été décidé que TF1, M6 ou ­encore Canal+ n'auront pas le droit de mentionner la localisation des magasins, à l'inverse des médias locaux, radios et presse quotidienne régionale. Inacceptable pour les privés. "L'assouplisse...


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