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Audiovisuel public : chacun peut constater des biais idéologiques

Il y a deux ans, le journal Le Monde publiait une tribune signée par 250 professionnels de la presse, tribune qui dénonçait une « hyper-concentration des médias » présentée comme « un fléau médiatique, social et démocratique ». L’empire médiatique bâti par Vincent Bolloré y était en particulier visé, notamment en raison de la menace de manipulation idéologique qu’il présenterait pour l’opinion. De nombreux signataires de cette tribune sont journalistes et travaillent, qui pour la radio, qui pour la télévision publique. Or, qu’ont en commun RFI, France 5, France Bleu, Franceinfo ou Arte France ? Un actionnaire unique et hégémonique : l’État.

Notre service public audiovisuel peut constituer un atout démocratique tant qu’il satisfait à sa mission de représentation

Notre service public audiovisuel peut constituer un atout démocratique certain tant qu’il satisfait à sa mission de représentation des convictions politiques et sociétales des citoyens français. Dans le cas contraire, il est légitime de questionner son existence, surtout lorsque le déficit chronique de nos finances publiques atteint des niveaux presque insoutenables et alors que l’on peut constater une véritable diversité appréciable en termes de contenus, lignes éditoriales et canaux de communication de la part du secteur privé.

À lui seul, le groupe France Télévisions emploie près de 10 000 personnes pour un résultat net déficitaire proche de 50 m d’euros en 2022 et un budget de fonctionnement, essentiellemen...


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