Audi e-tron GT & RS : le diable s’habille en électrique

Par Jacques Chevalier
·1 min de lecture
Le message est clair, malgré ses performances ultra-sportives, l'Audi e-tron GT et RS bat le pavé urbain au même titre qu'un vélo
Le message est clair, malgré ses performances ultra-sportives, l'Audi e-tron GT et RS bat le pavé urbain au même titre qu'un vélo

VERDICT CHRONO

On savait les voitures électriques quasi imbattables au démarrage. Audi démontre qu'elles peuvent aussi avoir du souffle et aller bien au-delà du petit jeu puéril du feu vert. Aux côtés de la GT déjà très aiguisée, la version RS dépasse l'entendement et exige du conducteur un « reset » mental comme on en a rarement vu, sauf sur quelques supercars. Mais une électrique fonctionnant différemment, c'est un mode de pilotage qu'il faut ici réviser. Et prendre un billet pour l'Allemagne, où cet engin pourra s'exprimer autrement que dans le cadre étriqué de nos réglementations. Reste que ce véhicule a trop gardé les codes du coupé pour mettre réellement cinq personnes à l'aise à son bord.

CE QUI CHANGE

Au moment d'aborder ce chapitre vraiment bien nommé ici, il faut se rappeler qu'une plateforme électrique se partage au moins autant qu'une thermique. Et c'est un véritable cadeau que Porsche fait à Audi en livrant tout chaud son Taycan aux designers d'Audi plutôt qu'à ses ingénieurs. On peut même craindre à l'avenir le chômage technique pour ces derniers, tant ils sont fort peu intervenus sur l'e-tron GT et son succédané ultra-sportif, la RS. Ils ont surtout tourné le potentiomètre vers le bas, enlevant quelques chevaux ici ou là pour laisser la primeur des puissances les plus élevées à Porsche.

Audi e-tron GT et RS © Audi

Mais avec respectivement 476 et 598 ch, le sacrifice n'est que théorique, la RS bénéficiant d'un superboost offrant au besoin 530 ou [...] Lire la suite