Aucune victoire mais des coups d’éclat : le paradoxe tricolore sur le Tour de France

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT /AFP

Depuis le départ du Tour de France , le même goût en bouche à chaque arrivée : celui bien aigre de la désillusion. Samedi, c’est encore Thibaut Pinot, déjà auteur d’un baroud admirable vers ­Châtel, qui a fait miroiter le fol espoir d’épousseter la vitrine tricolore. Mais le Franc-Comtois, parti dans la bonne échappée, n’a pas eu les jambes pour aller chercher Michael Matthews dans le violent final de Mende. « Au pied, j’avais les pattes pleines de toxines, a-t-il confié. Je n’ai pas grand-chose à regretter. »

Après deux semaines de course, le bilan bleu, blanc, rouge – aucune victoire et quelques coups d’éclat – fait de la peine. « Le niveau est si élevé que pour exister il faut quand même marcher très fort », pointe Pascal Lino, ancien porteur du maillot jaune. Reverra-t-on la tendance s’inverser en troisième semaine ? Jamais depuis 1999 un Tour ne s’est conclu sans une victoire d’étape française. Et l’unique précédent datait de 1926.

Cette diète quotidienne contraste avec les performances au long cours de Romain Bardet (4e à 3’01”) et David Gaudu (8e à 4’24”). Hier, dans la montée Jalabert, les deux ont confirmé qu’ils jouaient dans la cour des seigneurs. S’il a rétrogradé d’une place au général (au profit de Meintjes), le leader de Groupama-FDJ s’est offert le luxe de griller les Ineos Grenadiers Geraint Thomas et Adam Yates. « Parfois, dans la tête, il y a des verrous qui sautent », a soufflé le grimpeur de 25 ans, qui a pris « de la confiance » avant les Pyrénées.

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