Aube, Marne : un insecte mystérieux inquiète les habitants victimes de "boutons qui grattent"

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Les victimes ont rapidement écarté la piste des moustiques car les produits répulsifs sont d’aucune utilité.

Les habitants de l'Aube et Marne rapportent des piqûres particulièrement virulentes. Dans ces régions, les professionnels ne parviennent pas à identifier le coupable.

Des boutons rouges, des démangeaisons qui durent plus d’une semaine, les habitants de l’Aube et la Marne sont victimes d’un insecte particulièrement coriace. Des moustiques, des chenilles urticantes, des mouches mangeuses de sang… Qui sont les coupables ?

France 3 Grand Est a mené l’enquête. Première piste écartée, celle des moustiques, car les produits répulsifs ne sont d’aucune utilité. Dans la Marne, une retraitée raconte son calvaire après l’apparition des premiers boutons suite à la tonte de la pelouse. Elle a rapidement écarté la piste de la morsure d’araignée et constate qu’aucun traitement ne parvient à apaiser la démangeaison. "Deux jours après, j’ai commencé à avoir des boutons un peu partout. Alors je me suis dit que j’avais été piquée par des moustiques. Sauf que ces piqûres, ça dure en général deux-trois jours. Et là, ça a persisté, certaines d’entre elles ont pris un aspect un peu bizarre. C’est-à-dire qu’elles avaient un petit trou au milieu du bouton qui se mettait à saigner, et devenait une petite croûte au bout de deux jours. Je me souviens que quand mes enfants ont eu la varicelle, en cicatrisant, ça leur a fait ce genre de petits boutons avec croûtes", a détaillé Françoise interrogée par France 3.

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Alors, un pharmacien de la région est lui, parti en quête du coupable : "Dès le retour de la chaleur, on a ça. Et ça fait trois ou quatre ans. Je vais contacter le centre de parasitologie de Reims, ça m’étonne qu’ils ne soient pas en train de chercher ce qui provoque ça. Je ne suis pas un spécialiste et je ne parle pas pour la profession des pharmaciens, ce ne sont que mes observations au comptoir, mais je pense qu’il faut alerter. (…) J’ai appelé un pharmacien de Bar-sur-Seine... On en parlait. Il me disait que ceux dans les vignes, en train de faire le palissage, sont dévorés par ce truc-là". Au gré de ces observations et des interrogatoires avec les patients qui se présentent au comptoir, il pense avoir une piste : la simulie, une petite mouche noire qui se nourrit de sang.

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La faute aux chenilles ?

Interrogée par plusieurs médias, l'agence régionale de santé (ARS) pense qu’il pourrait s’agit de chenilles processionnaires du chêne ou des aoutats. Une piste qui ne convainc par le pharmacien : "Ici, on n’a pas de chênes... Et on a ces piqûres même dans des zones qui ne sont pas boisées, périphériques. On en trouve un peu partout, plutôt aux alentours des villes, où il y a des rivières qui coulent. Après, attention, je n’en ai aucune certitude scientifique. C’est juste ce que je vois".

France 3 a également interrogé Christophe Brua, un entomologiste pour tenter d’en savoir plus. Ce spécialiste des insectes explore lui aussi la piste de la chenille : "Les simulies, ce sont de petits moucherons, plus petits qu’un moustique et un peu globuleux, qui sont assez agaçants. Ils rentrent dans les oreilles, sous les cheveux... C’est un désagrément. Mais de là à ce qu’il y ait des pustules ?".

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