Au Zimbabwe, une ministre voit le coronavirus comme une "punition de Dieu" contre les Occidentaux

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Pour la ministre zimbabwéenne de la Défense, l'épidémie de coronavirus qui frappe l'Europe et les Etats-Unis est le signe d'une vengeance divine contre des pays qui sanctionnent le Zimbabwe.

La ministre zimbabwéenne de la Défense n'y va pas de main morte. Elle a qualifié la pandémie de nouveau coronavirus de "punition" divine infligée aux Etats-Unis et à l'Union européenne (UE), car ils ont appliqué des sanctions à son pays à cause de sa répression contre l'opposition.

"Sentir les effets du coronavirus pour comprendre notre douleur"

"Le coronavirus est l'œuvre de Dieu qui punit les pays qui nous ont imposé des sanctions", a déclaré Mme Oppah Muchinguri, lors d'un rassemblement le 14 mars 2020 à Chinhoyi, dans le nord du pays. "Ils sont enfermés chez eux. Leur économie souffre comme ils ont fait souffrir la nôtre, s'est-elle emportée. Ils doivent sentir les effets du coronavirus pour comprendre notre douleur", a insisté la ministre, estimant que la pandémie montrerait au président américain Donald Trump "qu'il n'est pas Dieu".

"Meurtres extra-judiciaires et viols"

Depuis près de vingt ans, les Etats-Unis maintiennent des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l'actuel président Emmerson Mnangagwa, élu en juillet 2018 avec la promesse d'un "nouveau Zimbabwe" après les 37 ans du règne sanglant et économiquement destructeur de son prédécesseur Robert Mugabe, décédé en septembre 2019. Sauf que, bientôt deux ans après son élection, le président Mnangagwa est loin d'avoir mis fin à la répression (...)

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