Au tribunal, le préfet de Seine-Saint-Denis justifie la fermeture de la mosquée de Pantin

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C'était une promesse d'Emmanuel Macron après l'assassinat du professeur Samuel Paty : fermer les lieux de culte ou les associations qui propagent des appels à la haine. Dans ce contexte, la mosquée de Pantin, en banlieue parisienne, a été fermée sur arrêté préfectoral pour une durée de six mois. La Fédération musulmane locale a déposé un recours contre cette décision, qui était examinée lundi après-midi par le tribunal administratif de Montreuil. Le préfet de Seine-Saint-Denis est venu lui-même plaider la position de l'État.

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Georges-François Leclerc s'est présenté à la barre devant le juge, ce qui est exceptionnel pour ce type de procédure. L'homme s'est montré assez à l'aise dans l'exercice, loin de l'émotion que tentent de susciter les avocats. Le haut-fonctionnaire a simplement rappelé le caractère proportionnel de son arrêté, l'impact de la vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty partagée aux 98.000 abonnés de la page Facebook de la mosquée et le profil salafiste de l'imam permanent.

"Il y a un climat, une tension dans ce pays"

Une prise de parole sobre mais efficace en réponse à la plaidoirie plus spectaculaire de maître William Bourdon, avocat du président de la mosquée de Pantin, qui lui a dénoncé un arrêté préfectoral sous forme de lettre de cachet motivée par un inventaire à la Prévert. Pour cet avocat, il s'agit d'un pot pourri de suspicions infondées du fait que "dans telle ou telle mosqu...


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