Au travail, la Gen Z réinvente le 9 heures 17 heures

Une batte de base-ball défonce une vitre rose estampillée “9-5”. Métaphore du ras-le-bol de la génération Z, celle des personnes nées entre 1997 et 2010, la une du magazine The Observer du journal britannique The Guardian raconte le renouveau du quotidien au travail des plus jeunes, émancipés de la journée classique débutant à 9 heures pour se terminer à 17 heures. Aujourd’hui, on “transforme un petit boulot à côté en une véritable carrière”.

La Gen Z fait face à ses employeurs comme aucune génération précédente ne l’avait fait, affirme The Observer Magazine. Et elle s’emploie à gagner de l’argent indépendamment de ses “aînés”.

Quand certains y voient une nouvelle ère de l’auto-entrepreneuriat, d’autres pointent l’arrivée de l’âge d’or des activités subsidiaires. Revente de vêtements, prestation de web développement ou encore organisation de formations pour développer son business en ligne… Ces jeunes adeptes des réseaux sociaux s’éloignent des schémas classiques du travail au bureau pour se concentrer sur le travail en ligne, tout en gardant une ligne directrice capitaliste, rappelle le titre. Il s’agit d’être financièrement indépendant et de se libérer de son patron.

“Ce n’est pas simplement à cause du Covid. Ces jeunes ont observé ma génération – les minables milléniaux – et les ont vus se faire avoir par un contrat social faussé qui leur avait promis que s’ils avaient un bon boulot et qu’ils travaillaient dur, ils allaient réussir.”

Gagner son propre argent

Avec l’ajout d’un paramètre dans la recherche d’une certaine qualité de vie : celui de la santé mentale.

Si, en moyenne, ces entrepreneurs gagnent moins d’argent que le salaire minimum, c’est une forte volonté d’indépendance qui les porte, explique Ben Towers, entrepreneur devenu millionnaire à 19 ans. Il explique :

“Ma génération est exposée à un flux d’informations sans précédent dans la société […] Et je pense qu’avec notre expérience des fake news, on a tendance à se dire : ‘je ne fait plus confiance à ce monde, et je peux toujours attendre qu’on me donne ma chance. C’est marche ou crève : et c’est à moi de gagner mon propre argent’.”

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