Au théâtre ce soir ?

Libération.fr

Partons en quête d’une offre culturelle alternative au cinéma pendant le Festival. Pourquoi pas les truculentes joutes provençales organisées en… juin, dommage. Et le théâtre ? Il se trouve toujours quelqu’un, sur les planches, dans une cave, pour déclamer du Shakespeare. Renseignements pris auprès de la mairie et du Palais : pas de Shakespeare. Rien. Les quatre salles principales (Claude-Debussy, auditorium, Licorne et Miramar) sont off, leur saison close depuis mars. Elles sont réquisitionnées par le Festival, comme tous les lieux où peut se diffuser du son et se projeter une image. Une salle publique intrigue : le Théâtre Alexandre-III, situé à l’autre bout de la ville. Google nous donne un lien vers son site internet : nous cliquons et tombons sur une pub vantant les bienfaits d’une crème anale décolorante. Allons bon. Nous nous rendons sur zone. Le bâtiment est fermé pour la fin de saison.

Dans cette Mecque exclusive du cinéma, comment les théâtreux vivent de leur art ? Magali Gouyon a monté la compagnie cannoise U-topique. Elle explique : «Nous donnons des cours et proposons ensuite des créations à nos élèves. Nous sommes à des années-lumière du Festival. Il serait d’ailleurs illusoire de penser qu’il puisse nous servir professionnellement.» Sur le site de la Compagnie Antonin-Artaud aussi, une flopée de titres amateurs sont archivés par ordre de niveau. «Mais peu de Cannois se déplacent pour nos spectacles, continue Gouyon qui loue un théâtre, l’Espace Mimont. Ils assistent plutôt aux programmes établis par la ville», notamment aux productions parisiennes qui descendent au Palais. La ville semble également rassasiée par l’abondance de festivals et de congrès qu’elle accueille dans l’année en son Palais.

«Sinon, dans une boîte, j’organise aussi tous les soirs des numéros de danse, et il y a un transformiste», explique Gary, 58 ans. Un peu éloigné de Shakespeare, ce programmateur rayonne dans différents lieux, et notamment au Chabaret, où il propulse chaque (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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