Au théâtre de la Plume de Montpellier, un "intermitthon" de 507 heures de live en vitrine et en ligne

Stéphane Hilarion
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507 heures, c'est le nombre d'heures nécessaires pour ouvrir les droits au chômage d'un intermittent du spectacle. Et en attendant d'avoir des certitudes sur la réouverture des théâtres et autres scènes, beaucoup, artistes ou techniciens, craignent de ne pas atteindre ce seuil et de se retrouver sans aucune ressource. Dans la foulée du mouvement national des intermittents du spectacle, le théâtre de la Plume à Montpellier a lancé un intermitthon, un marathon de la durée symbolique de 507 heures, soit 21 jours, dans la vitrine du théâtre et en ligne pour dire la colère et le désarroi du monde de la culture. Une action pour rappeler que la culture, c'est la vie.

On exige la réouverture, car ce n’est plus possible. Les gens ont besoin de voir de l’artistique, ils ont besoin de vivant, et pas juste du vivant dans les centres commerciaux ou dans leur travail.

Lilou

comédienne, intermittente du spectacle

Une deuxième année blanche

Le chef de l’État a bien évoqué une réouverture de certains lieux et dans certaines conditions dans les semaines à venir, avec un public restreint. Trop tard pour le théâtre de la Plume qui subit déjà en temps normal la désertion des théâtres durant l’été et termine habituellement sa programmation au mois de mai. Mais le combat porte maintenant sur l’obtention d’une deuxième année blanche. "Ce qui nous inquiète surtout, c’est que les systèmes d’aides ne vont plus être mis en action puisqu’il a décidé de rouvrir et qu’il considère peut-être lui que (...)

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