Au Texas, des sénateurs anti-IVG à la manœuvre

Libération.fr

La commission sénatoriale du Texas a proposé fin février un texte, qu’elle a adopté à l’unanimité, et qui pourrait bien permettre aux médecins de ne pas donner aux femmes enceintes les informations détaillées sur la santé de leur fœtus.

Le raisonnement est le suivant : par crainte d’un procès, les médecins texans seraient tentés de pousser les mères à avorter dès que le fœtus présente un soupçon de handicap. Actuellement, les parents peuvent en effet attaquer les praticiens en cas de wrongful birth, de «naissance non conforme».

C’est cette clause que le Texas veut abolir. Autrement dit, une fois la loi passée, les parents ne pourraient plus se retourner contre leurs médecins s’ils estiment avoir été mal informés - que ce soit à propos du handicap du fœtus ou des options dont ils disposent.

Mais l’opération vise surtout à lutter contre l’avortement, vieux cheval de bataille du sénateur Brandon Creighton, auteur du projet de loi. Son équipe a d’ailleurs publié un communiqué pour saluer une «victoire du mouvement anti-avortement». Ce projet de loi «permettrait aux médecins de mentir à leurs patients», s’est émue auprès du Huffington Post Heather Busby, directrice d’une organisation pour le droit à l’IVG au Texas.

Pour qu’il entre en application, il doit être adopté par le Sénat du Texas, puis par la Chambre des représentants de l’Etat, avant d’être signé par le gouverneur, qui peut aussi y mettre son veto. Mais on imagine mal Greg Abbott, l’homme à la tête du Texas, le faire : farouche opposant à l’IVG, il a fait voter une loi pour que les fœtus avortés soient enterrés ou incinérés, comme après un décès…



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