Au Texas, un élève avec des dreadlocks menacé d'expulsion de son lycée pour sa coiffure

AFP
Au Texas, un élève avec des dreadlocks menacé d'expulsion de son lycée pour sa coiffure (photo d'illustration)

DISCRIMINATION - Un adolescent noir du Texas a été suspendu par son lycée et menacé d’exclusion s’il ne coupait pas ses dreadlocks jugées trop longues, une sanction suscitant de vifs débats et des accusations de préjugés racistes.

DeAndre Arnold, 18 ans, arbore depuis des années la coiffure traditionnelle des rastas mais les responsables de son établissement, à l’est de Houston, ont estimé pendant les vacances de Noël que la longueur de ses nattes contrevenait désormais au code vestimentaire en vigueur.

L’adolescent sera renvoyé de l’école et ne pourra pas assister à la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année s’il ne se conforme pas au règlement, a prévenu l’école publique Barbers Hill ISD qui compte, selon son site internet, plus de 5300 élèves, dont 70,6% sont blancs et seulement 3,1% noirs.

Accompagnée de militants antiracistes, la famille Arnold s’est rendue lundi 20 janvier devant le conseil d’administration du lycée pour protester contre une mesure qu’elle considère injuste, dans un pays où les Noirs s’estiment parfois en butte à des règlements vexatoires à cause de leurs cheveux.

“Ce code vestimentaire a été créé par des Blancs pour des Blancs, et il est préjudiciable aux corps noirs”, a déclaré après la réunion Ashton Woods, un militant du mouvement Black Lives Matter.

Ses cheveux “font partie intégrante de sa culture”, “c’est une partie de son identité”, a déclaré vendredi de son côté la mère de DeAndre, Sandy Arnold, sur le plateau d’une télévision locale. Une importance confirmée par l’adolescent, dont la famille est originaire de Trinité-et-Tobago dans les Caraïbes.

Le lycée évoque “une politique qui limite la longueur” des cheveux 

Le lycée s’est défendu de toute pratique discriminatoire.

“Aucun point du code vestimentaire n’interdit les tresses africaines ou une autre coiffure permettant de s’attacher les cheveux. Notre politique limite la longueur, c’est comme cela depuis 30 ans”, a assuré le directeur de Barbers Hill, Greg Poole, pendant la...

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