Au Sri-Lanka, le président prend la fuite après des mois de crise

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© AFP
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Des mois que la crise couvait au Sri Lanka , que l’inflation galopante obligeait huit habitants sur dix à sauter chaque jour un repas, que le pouvoir politique se révélait incapable de sortir le pays du marasme économique. Las, samedi, la colère s’est muée en révolution. Face aux milliers de manifestants qui ont ­envahi son palais à Colombo, le président ­Gotabaya ­Rajapaksa n’a eu d’autre choix que de fuir. Les 20 000 policiers mobilisés pour sa protection n’ont rien pu faire. Tout juste a-t-il été « escorté en lieu sûr », selon le ministère de la Défense, ajoutant qu’il était « toujours le président ». Son retour aux affaires semble pourtant peu probable, d’autant que le Premier ministre s’est dit prêt à démissionner pour laisser la place à un gouvernement d’union nationale.

Le dernier de la famille Rajapaksa à tomber

Pour les protestataires, le chef de l’État de 73 ans, surnommé Terminator pour son action supposée à la tête d’un escadron de la mort dans les années 2000, est le principal responsable du désastre qui frappe l’île de l’océan Indien, touchée par les pénuries d’essence et d’électricité. Avec sa chute, c’est le dernier pion de l’omnipotente famille ­Rajapaksa qui tombe. Son frère aîné Mahinda, ancien président et visage de la guerre menée contre la minorité rebelle tamoule, avait déjà quitté son poste de Premier ministre au printemps. Quant à son fils de 35 ans, avocat, il se préparait à prendre la succession. Il va probablement devoir attendre.


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