Au Sri Lanka, le camp de manifestants devant la présidence violemment démantelé

Au Sri Lanka, l’armée a fait une descente la nuit dernière, jeudi 21 juillet, pour dégager le grand campement les manifestants, installé depuis plus de trois mois devant le siège de la présidence. Plusieurs personnes ont été arrêtées et blessées. Les autorités s’appuyaient sur une récente décision d’un tribunal, mais les moyens utilisés sont contestables.

Il était environ 1h du matin quand des centaines de militaires sont arrivés, casqués et armés de fusils d’assaut, pour déloger les centaines de manifestants et les dizaines de tentes installés devant le siège de la présidence à Colombo. Ils ont brisé les tentes et les installations provisoires, avant d’affronter les protestataires non armés, a constaté notre correspondant en Inde et en Asie du Sud, Sébastien Farcis.

Journalistes frappés

Des dizaines de ces manifestants ont été blessés, et selon des sources non confirmées, ils n’auraient même pas été soignés pendant toute la nuit, le temps que les militaires finissent leur travail. Plusieurs manifestants ont ensuite été arrêtés, et les leaders du mouvement sont injoignables ce vendredi matin.

Les journalistes présents ont été également pris à partie, plusieurs d’entre eux ont été frappés et blessés, et, en grande partie, empêchés de s’approcher. Le nouveau président utilise donc la force dès deuxième premier jour de son mandat pour réprimer ce mouvement pacifique, qui a réussi à chasser pacifiquement le clan honni des Rajapakse, et a contribué par là même à le porter au pouvoir.

Inquiétude internationale

(Avec AFP)


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