Au Soudan, regain de violence contre les prodémocratie

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Depuis le putsch mené lundi par le général Abdel Fattah Burhane, les forces de sécurité ont régulièrement recouru à la force pour dégager les avenues de Khartoum barrées par les barricades des partisans d'un pouvoir civil.
Depuis le putsch mené lundi par le général Abdel Fattah Burhane, les forces de sécurité ont régulièrement recouru à la force pour dégager les avenues de Khartoum barrées par les barricades des partisans d'un pouvoir civil.

Malgré la coupure d?Internet quasiment ininterrompue depuis quatre jours, des images circulent sur la Toile. Certaines sont particulièrement difficiles à regarder. Comme celle du dos lacéré de longues marques rosâtres boursoufflées d?Abdelmoneim Yahya, battu par les forces de l?ordre devant une épicerie de Bahri, ville voisine de Khartoum. Ou encore cette vidéo qui montre un jeune homme agonisant à même le sol dans une flaque de sang, l??il droit sorti de l?orbite. Des témoins affirment qu?un soldat lui a tiré dessus à bout portant à Burri, dans l?est de la capitale. Cette scène d?horreur s?est déroulée le 25 octobre, date à laquelle le général Abdel Fattah al-Burhane a dissous le gouvernement de transition pour s?emparer du pouvoir. Depuis, militaires, policiers et miliciens répriment violemment le mouvement de contestation qui réclame le retour des civils.

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Des jeunes pris au piège par les militaires

De quoi alerter Clément Voulé, le rapporteur spécial de l?ONU sur le droit de réunion pacifique et d?association, qui expliquait, le 29 octobre, depuis son compte Twitter, recevoir « des informations inquiétantes en provenance du Soudan sur l?escalade de la campagne militaire d?arrestations illégales, d?assassinats et de blessures de manifestants prodémocratie, dans un contexte de coupure d?Internet ».

Une première vague de violences a éclaté dès lundi. À la mi-journée, des mil [...] Lire la suite

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