Au sommet de l'OTAN, Trump pourrait mettre Johnson très mal à l'aise

Lucie Oriol
Boris Johnson et Donald Trump

ROYAUME-UNI - Le bouffon bouffonné? Le Royaume-Uni accueille ce mardi 3 décembre, un sommet de l’OTAN à Watford, dans le nord-ouest de Londres. Les enjeux internationaux sont connus: offensive turque en Syrie, échanges tendus entre les présidents Macron et Erdogan, financement de chacune des puissances… Si les relations internationales seront évidemment au centre de cette rencontre, Boris Johnson aura aussi à cœur de ne pas se prendre les pieds dans les filets que lui tendent depuis des semaines ses adversaires politiques aux législatives du 12 décembre, dont le principal porte le nom de Donald Trump.

Depuis le début de la campagne, le locataire de la Maison Blanche et sa proximité affichée -voire louée- avec l’actuel leader conservateur, pèse sur la campagne de ce dernier. Au point que le président américain est devenu une vraie épine dans le pied du Boris Johnson avec, en filigrane, des soupçons de privatisation du système de santé britannique gratuit, véritable trésor national.

Johnson, assimilé à Trump et Farage

Pour saisir toute l’ampleur de ce phénomène, il faut notamment se pencher sur les arguments dont se délectent depuis plusieurs semaines les adversaires de Boris Johnson et des conservateurs.

Du parti travailliste (gauche) en passant par les Libéraux-Démocrates (centre), et les Greens (verts), aux indépendantistes écossais du SNP, tous associent le Premier ministre au président américain en l’accusant d’être sur la même ligne.

Le Scottish National Party, qui souhaite un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse, et les Lib-Dem n’hésitent pas non plus à agiter le spectre d’un trio infernal que composeraient Boris Johnson, Donald Trump et Nigel Farage, leader politique du parti du Brexit, europhobe et partisan d’une  sortie dure de l’Union européenne.

Il faut dire que sur la radio LBC début novembre, le président américain avait tendu le bâton en s’en prenant vertement à l’accord négocié avec Bruxelles. Interviewé par Nigel Farage, le milliardaire...

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