"Au secours des femmes battues sous confinement" : le reportage poignant de "Sept à Huit Life"

Ces deux derniers mois, en France, les violences conjugales ont explosé : 35 % d’augmentation du nombre de signalements aux forces de l’ordre.

Ces deux derniers mois, en France, les violences conjugales ont explosé : 35 % d’augmentation du nombre de signalements aux forces de l’ordre. Ce dimanche soir, “Sept à Huit Life” s’est penché sur le travail de ces associations d’aide aux victimes qui ont dû et ont su faire preuve d’inventivité lors de cette période de confinement.

Depuis mi-mars et le début du confinement, on craignait une montée en flèche des violences conjugales. Ce qui fut malheureusement le cas. Ce soir, “Sept à Huit Life” a parlé de ces femmes qui ont fui les violences de leurs conjoints dans cette période si particulière et tellement compliquée, où de nombreux commerces étaient fermés et les déplacements très limités. 

“Il s’est réjoui du fait qu’on ne puisse pas sortir”

Le reportage de ce soir a mis la lumière sur l’histoire de femmes seules mais également de femmes avec enfants. Comme ce témoignage d’une assistante maternelle qui, avec les hôtels fermés et ne pouvant compter sur ses proches pour l’héberger, n’avait nulle part où aller pour fuir les violences de son conjoint envers elle-même mais aussi envers son fils aîné. En leur trouvant notamment un logement temporaire, l’association “Léa” de Patricia Rouff a mis en sécurité 25 femmes et 42 enfants au cours du confinement, quatre fois plus qu’en temps normal.

“On sentait la terreur dans leur voix”

Accompagnement social, psychologique, juridique… au-delà du confinement, l’association “Léa” accompagne les victimes de violences conjugales sur le plus long terme. C’est aussi le cas de l’association “La Main Tendue” qui a aidé des victimes à se loger, avec l’aide de dispositifs mis en place par le gouvernement mais aussi par l’intermédiaire de dons privés.