Au Salvador, le président Nayib Bukele candidat à sa propre réélection

Au Salvador, le président Bukele annonce qu’il se présente pour un deuxième mandat de cinq ans, même si la Constitution l’en empêche. Sa répression sans pitié des gangs et sa mise en place de l’État d’exception dans le pays lui a attiré les critiques des organismes de défense des droits de l’homme, mais sa popularité reste forte.

« J’annonce au peuple salvadorien que j’ai décidé de me présenter à la présidence de la République ». Nayib Bukele, déjà président depuis 2019, est de nouveau candidat, même si la Constitution interdit les mandats consécutifs. Il faut dire que l’an dernier, la Cour suprême du Salvador avait tranché en sa faveur. Il faut dire aussi que ce sont les députés de son parti qui en avaient nommé les juges.

L'annonce a été faite le jour de l’indépendance du Salvador, alors que dans la capitale, des partisans du président manifestaient, mais aussi des détracteurs, critiquant le régime d’exception mis en place en mars dernier pour combattre les gangs. Depuis, des dizaines de milliers de personnes ont été enfermées. Les défenseurs des droits de l’homme critiquent des arrestations arbitraires, violentes, et des décès en prison. Mais Nayib Bukele continuera sur cette voie.

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L’an dernier, les États-Unis avaient critiqué la décision de la Cour suprême, insistant sur la possibilité du retour d’un régime autoritaire dans le pays. Selon un sondage datant du mois dernier, 85% des Salvadoriens approuvent la politique de leur président.


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