Au Royaume-Uni, le nombre de recherches sur Google comportant les mots “move abroad” a explosé

C’est un record absolu dans l’histoire d’Internet en Grande-Bretagne : jamais ces deux mots “move abroad” – autrement dit : ” déménager à l’étranger” – n’avaient été entrés aussi souvent dans un moteur de recherche.

Le quotidien britannique The Telegraph explique :

“En avril, le nombre de requêtes comportant ces termes a augmenté de 1 000 % sur Google, le géant des moteurs de recherche. L’Amérique, le Canada et l’Australie sont les destinations les plus demandées. Au cours des douze derniers mois, les recherches concernant la délivrance de visas australiens ont à elles seules augmenté de 670 %.”

“Une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à d’autres”

Ordinairement, un peu plus de 400 000 ressortissants britanniques émigrent chaque année, parmi lesquels 20 000 traversent l’Atlantique pour s’installer aux États-Unis. Mais depuis le début de l’année, on assiste à une augmentation “considérable” du nombre de résidents cherchant à quitter le pays si l’on en croit Jason Porter, conseiller financier à l’expatriation au sein du cabinet Blevins Franks, à Londres :

“Actuellement, les gens doivent payer beaucoup plus pour tout et c’est une mauvaise nouvelle qui s’ajoute à beaucoup d’autres. Ils en viennent à penser qu’ils ont besoin d’un nouveau départ et ils savent qu’ailleurs ils pourront vivre à bien meilleur marché.”

L’inflation augmente à l’échelle mondiale, mais aux yeux des Britanniques de nombreux pays où les salaires sont plus élevés qu’au Royaume-Uni et où le coût de la vie est plus bas restent attractifs. “La France, l’Espagne ou le Portugal partent de beaucoup plus loin parce que le coût de la vie était beaucoup moins élevé – et il le restera même si l’inflation est forte”, souligne Jason Porter.

“Certains pays s’en sortent mieux”

Même les États-Unis, où l’inflation se situe pour l’instant aux alentours de 8,5 % – son plus haut niveau depuis quarante ans –, peuvent passer pour une destination rentable aux yeux des Britanniques, note The Telegraph. “Le coût moyen de la vie n’est inférieur que de 1 % à celui du Royaume-Uni, mais les travailleurs britanniques sont moins bien lotis que leurs homologues américains à cause du niveau des salaires, nettement plus bas ici. Après impôt, le salaire moyen britannique est suffisant pour couvrir les frais de subsistance pendant 1,6 mois contre 2 mois aux États-Unis.”

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