Au Royaume-Uni, Johnson prédit un baby boom après le Brexit

Lucie Oriol
Prime Minister Boris Johnson speaks during a visit to the Kent Event Centre, Maidstone, while on the election campaign trail.

ROYAUME-UNI - À quelques jours des élections législatives, Boris Johnson se montre confiant pour l’avenir de son pays, tout du moins en terme de natalité. Le Premier ministre britannique a ainsi prédit dans le Sunday Time une explosion des naissances une fois le Brexit achevé. “Les flèches de Cupidon voleront une fois que nous aurons achevé le Brexit. La romance fleurira dans toute la nation”, a-t-il déclaré. 

Pour preuve, Boris Johnson, dont la sortie de l’Union Européenne est l’axe principale de sa campagne électorale, évoque les Jeux Olympiques de 2012 à Londres. “Il y en a eu un après les Jeux olympiques, comme je l’ai correctement prophétisé dans un discours en 2012, c’était assez étonnant. Il y a eu un grand baby-boom”, a-t-il ajouté.

Le commentaire n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux alors que les britanniques voteront le 12 décembre pour élire leurs nouveaux représentants à la Chambre des Communes.

La presse s’est aussi fait un régal de cette déclaration. Le tabloïd Daily Mail a pris un malin plaisir à pointer du doigt qu’après les J.O de 2012, la natalité avait en fait chuté. Visiblement pour l’Angleterre et le Pays de Galles, la situation ne s’est pas améliorée depuis. Un article du Guardianparu en août dernier indiquait que la natalité était tombée au plus bas depuis 1947, dans ces deux régions. 

Boris Johnson n’a de son côté pas détaillé ni expliqué pourquoi le feuilleton sans fin du Brexit aurait un impact sur la libido de ses administrés. 

Grand favori des sondages -les conservateurs bénéficiant de 11 points d’avance sur les travaillistes (43% contre 32% des intentions de votes) selon l’agrégateur de sondages du Guardian- le Premier ministre prévoit en cas de victoire, de présenter à nouveau aux députés son accord de Brexit conclu avec Bruxelles pour que le Royaume-Uni quitte l’UE au 31 janvier. Une date déjà repoussée à trois reprises.

Boris Johnson a en revanche refusé de dire sur Sky News ce dimanche s’il démissionnerait dans...

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