Au Royaume-Uni, les grèves se multiplient face à l'inflation

Depuis juin dernier, les usagers du rail britannique doivent composer avec une grève perlée.  - Credit:CARLOS JASSO / AFP
Depuis juin dernier, les usagers du rail britannique doivent composer avec une grève perlée. - Credit:CARLOS JASSO / AFP

Des cheminots aux postiers, en passant par les dockers… Le Royaume-Uni fait face à des grèves d'ampleur, ce jeudi 18 août. Les mouvements sociaux devraient être de retour samedi, en ce qui concerne les chemins de fer. Ces débrayages ont lieu pour réclamer de meilleurs salaires face à une inflation au plus haut et un pouvoir d'achat qui fond comme neige au soleil. Des dizaines de milliers d'employés des chemins de fer britanniques sont appelés à cesser le travail par les syndicats RMT, TSSA et Unite, le nouvel épisode de la plus grosse grève en 30 ans dans le secteur, entamée fin juin.

En cette période de vacances scolaires, Network Rail, le gestionnaire public du réseau, a prévenu que seul un train sur cinq circulerait, appelant les Britanniques à ne voyager « que si cela est absolument nécessaire ». Vendredi, l'ensemble du réseau de transport de Londres devrait être quasi paralysé, et restera très perturbé pendant tout le week-end. Dimanche, les dockers du port de Felixstowe (est de l'Angleterre) – le plus gros pour le fret dans le pays – commencent une grève de huit jours, menaçant de mettre à l'arrêt une grande partie du trafic de marchandises du pays.

Partout le mot d'ordre est le même : les employés réclament des hausses de salaires en phase avec l'inflation, qui a atteint en juillet 10,1 % sur un an au Royaume-Uni et pourrait dépasser 13 % en octobre, selon les prévisions de la Banque d'Angleterre. Le pouvoir d'achat est mangé par les hausses de prix à [...] Lire la suite