Au Royaume-Uni, le doigt d’honneur de la nouvelle ministre de l’Éducation critiqué

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“On n’attend pas des ministres qu’ils soient parfaits. Mais est-ce vraiment trop leur demander, de ne pas traiter la population comme ça ? ” C’est en ces termes que la députée travailliste Bridget Phillipson, chargée de l’Éducation au sein de l’opposition, a commenté vendredi 8 juillet un surprenant extrait vidéo.

On y voit Andrea Jenkyns, décrite par le tabloïd Metro comme “une fidèle inconditionnelle de Boris Johnson”, adresser à une foule de manifestants venus réclamer la démission du Premier ministre un magistral doigt d’honneur.

“L’extrait aurait été filmé peu de temps avant l’annonce de Boris Johnson de sa démission à la tête du parti conservateur, et avant qu’elle soit sommée ministre”, fait savoir The Times, précisant toutefois que “son geste lui attire des critiques”. On peut entendre Andrea Jenkyns “crier ‘rira bien qui rira le dernier’”, sous les huées des citoyens rassemblés devant le 10, Downing Street, ajoute le quotidien britannique.

“Après l’annonce de sa nomination au ministère de l’Éducation, commente le Daily Mirror, ceux qui se sont offusqués de son geste y ont réagi par commentaires, déclarant notamment : ‘hâte que vous appreniez à nos enfants les bonnes manières’.

“Héritage scandaleux”

Malgré les nombreux appels au départ lancés à Boris Johnson depuis plusieurs jours, le Premier ministre a décidé de conserver son poste jusqu’à la désignation d’un successeur au sein du parti conservateur, un processus qui devrait durer plusieurs semaines. Mais “l’héritage scandaleux” des années Boris Johnson est déjà au cœur du débat public, ainsi que le rapporte The Guardian.

“Plusieurs interrogations sur les événements survenus durant son règne chaotique pourraient rester en suspens”, écrit le quotidien britannique, citant le “Wallpapergate” – polémique liée au coût supposé des travaux de rénovation des appartements de Boris Johnson à Downing Street, qui serait de 200 000 livres, soit environ 236 000 euros – ; mais aussi les épisodes successifs du “Partygate”, scandales liés au non-respect des règles du confinement par les membres du gouvernement ; ou encore les soupçons d’abus sexuels visant certaines personnalités du camp tory.

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