Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve est du harcèlement sexuel, juge un tribunal

Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal (Photo: Alex Liew via Getty Images)
Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal (Photo: Alex Liew via Getty Images)

Au Royaume-Uni, dire à un homme qu'il est chauve relève du harcèlement sexuel, juge un tribunal (Photo: Alex Liew via Getty Images)

ROYAUME-UNI - Dire à un homme qu’il est chauve relève du harcèlement sexuel. C’est la décision prise par un tribunal anglais -composé de trois hommes eux-mêmes atteints de calvitie- mercredi, ont révélé plusieurs médias britanniques dont le Guardianvendredi 13 mai.

Tony Finn, qui a donc perdu ses cheveux, a travaillé pendant 24 ans pour la British Bung Company, avant d’être viré en mai 2021. Après son licenciement, l’électricien a porté plainte contre l’entreprise et a affirmé qu’il avait été victime de harcèlement sexuel lors d’une dispute avec un collègue deux ans plus tôt. Ce dernier l’aurait qualifié de “connard chauve”. Tony Finn a déclaré au tribunal qu’il avait été plus blessé par le commentaire sur son apparence que par l’insulte.

La calvitie “intrinsèquement liée au sexe”

“Il est difficile de ne pas considérer que le supérieur hiérarchique du plaignant a prononcé ces mots dans le but de porter atteinte à sa dignité et de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant pour lui”, a estimé le tribunal. Selon lui, le collègue de Tony Finn “a franchi une ligne rouge en faisant ces remarques sur l’apparence du plaignant”.

″(L’avocat de l’entreprise) avait raison de dire que les femmes, tout comme les hommes, peuvent être chauves. Toutefois, comme les trois membres du tribunal en attesteront, la calvitie est beaucoup plus répandue chez les hommes que chez les femmes. Nous estimons donc qu’elle est intrinsèquement liée au sexe”, a poursuivi le tribunal, pour qui un commentaire sur la calvitie d’un homme équivaut à une remarque du la taille de la poitrine d’une femme.

C’est pourquoi, le tribunal a jugé que l’insulte ”était une violation de la dignité du plaignant” qui “a créé un environnement intimidant pour lui”. Cette attaque ”était volontaire et faisait référence au sexe du plaignant”. Tony Finn a donc bien été victime de harcèlement sexuel. Il recevra une compensation financière à une date ultérieure.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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