Au Royaume-Uni, les associations s'organisent pour venir en aide aux réfugiés afghans

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Au Royaume-Uni, les associations d'aide aux réfugiés tentent de venir en aide à ceux qui ont quitté l’Afghanistan. Depuis la prise de Kaboul par les talibans, jusqu'à 500 personnes chaque jour se sont rendues dans les locaux de l'association de l'Afghanistan et de l'Asie centrale, installée dans l'ouest de Londres, pour récupérer des dons ou tenter de faire évacuer leurs proches.

Avec notre correspondante à Londres, Claire Digiacomi

Sur la pelouse de la cour de l'association, les vêtements et les jouets s'empilent... Des dons, à destination des réfugiés qui ont pu être évacués d'Afghanistan. Les bénévoles accueillent aussi les proches de ceux qui sont toujours dans le pays, comme Ellaha. L'un de ses cousins est mort dans l’explosion de l’aéroport de Kaboul le 26 août et elle s’inquiète pour ses deux frères, traducteurs auprès des Américains, aujourd'hui recherchés par les talibans.

« Je reçois tellement d'appels de leur part. Regardez sur mon téléphone, ils me demandent sans arrêt de les aider. Ils m'envoient leurs documents personnels importants, pour que je puisse les montrer ici, mais je suis tellement démunie. Je ne sais pas comment les aider, mais je fais de mon mieux », témoigne-t-elle.

« Ils pleurent »

Le président de l’association, Nooralhaq Nasimi, ne peut que comprendre son désespoir. Il a lui-même fui le régime taliban en 1999, caché à l’arrière d’un camion réfrigéré, avec sa femme et ses enfants : « Ceux qui viennent ici sont choqués, très tristes, émus, ils pleurent. Ils sont aussi très inquiets pour leur famille, après le départ des derniers soldats américains d'Afghanistan, et avec les talibans qui ont commencé à aller de maison en maison ».

Selon le Sunday Times, 8 000 à 9 000 Afghans en danger, qui auraient souhaité être rapatriés par le Royaume-Uni, sont toujours bloqués dans leur pays. Alors que les derniers soldats britanniques ont quitté l'Afghanistan ce week-end, les opérations ont permis d'évacuer en tout 15 000 personnes, des Britanniques comme des Afghans.

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