Au PS, la synthèse fait son grand retour

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Ne prononcez surtout pas le mot «synthèse». Il est désormais banni du vocabulaire socialiste. Depuis dimanche, les dirigeants PS préfèrent utiliser des expressions du type «ce qui nous rassemble»… Pourtant, après leur pire score (6,36 %) obtenu à une présidentielle depuis 1969, c’est bien une nouvelle synthèse que les socialistes, à très court terme, concoctent en coulisse afin de préserver leur «unité» et sauver le maximum de sièges aux élections législatives (les 11 et 18 juin).

Pour preuve : la rédaction de la «plateforme législative» qui accompagnera les candidats à l’Assemblée nationale a été confiée à cinq personnes, toutes représentantes d’une lignée de la famille socialiste. Guillaume Bachelay (numéro 2 du PS), Stéphane Le Foll (patron des hollandais désormais orphelin), Jean-Marc Germain (proche historique d’Aubry), Christian Paul (proche de Montebourg et chef de file de l’aile gauche depuis 2014) et Guillaume Balas (ultrafidèle de Hamon). L’adoption de la version finale du programme législatif est prévue pour un bureau national convoqué le 5 mai, à la veille du second tour de la présidentielle. Les socialistes pro-Hollande et ex-frondeurs doivent donc réussir en un temps record ce qu’ils n’ont pas réussi à faire durant tout un quinquennat…

Pour que tous les candidats s’y retrouvent, pas question de prôner un soutien à Macron avant de connaître la composition de l’Assemblée, ni de s’opposer frontalement. Au final, ceux qui, comme Valls, réclament un soutien clair et net en faveur de Macron vont avoir du mal à se retrouver dans cette stratégie. En réalité, la porte fermée aux socialistes par Macron a contraint la direction PS à cette «autonomie». «Ces législatives, ce sera "et" Hamon, "et" Macron, se désole un élu parisien. La stratégie est destructrice.» Après les législatives, tout est possible : notamment au moment du vote de confiance, à l’Assemblée. On verra alors de quel côté est chaque socialiste.

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