Au procès des sondages de l'Elysée, la "cassette royale" et l'"auberge espagnole"

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Au procès des sondages de l'Elysée, le tribunal correctionnel de Paris a fait mercredi une première plongée, parfois tendue, dans les finances de la présidence en 2007.

Un fonctionnement alors "héritier de la cassette royale" voire digne d'une "auberge espagnole": au procès des sondages de l'Elysée, le tribunal correctionnel de Paris a fait mercredi une première plongée, parfois tendue, dans les finances de la présidence en 2007.

Cinq anciens proches de Nicolas Sarkozy comparaissent depuis lundi pour leur rôle dans la signature de contrats de conseil et de sondages au cours de son quinquennat (2007-2012).

En cause, d'abord une convention conclue peu après l'élection entre l'Elysée et Publifact, société de l'influent conseiller Patrick Buisson. Un contrat conclu sans appel d'offres qui vaut à celle qui l'a signé, Emmanuelle Mignon, des poursuites pour favoritisme. Campée à la barre dans sa veste noire, l'ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy explique que ce contrat lui a été transmis avec, agrafée, une carte de visite annotée du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant: "merci de mettre le contrat à la signature".

"Mon réflexe, c'est de m'assurer de la régularité de tout ça", assure Emmanuelle Mignon, qui demande une "vérification" au chef du service financier et du personnel, en poste depuis 1995. "Au total, il n'y a aucun problème juridique notable", écrira ce dernier. "Je ne peux pas imaginer à ce moment-là que la présidence, depuis cinquante ans, n'applique pas le code des marchés publics", plaide-t-elle.

A cette époque, les règles de la comptabilité publique n'ont pas court à l'Elysée. Une note versée au dossier, rédigée par un chargé de mission du général De Gaulle entre 1959 et 1969, explique que les comptes de la présidence sont "les héritiers de la cassette royale, puis impériale", qu'ils ne suivent pas une "loi écrite mais la coutume".

"J’étais surnommée le(...)


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