Au procès de l'attentat de Nice, le témoignage de deux «héros»

© THOMAS SAMSON / AFP

La cour d'assises spéciale de Paris a entendu mardi, au procès de l'attentat de Nice , le témoignage de deux "héros" qui, avec pour seule arme leurs mains nues, ont tenté d'arrêter la course folle du camion-bélier le soir du 14 juillet 2016 à Nice, sur la promenade des Anglais.

Franck Terrier et Alexandre N. (son avocate ne souhaite pas que le nom de son client soit publié, ndlr), ont raconté avec modestie et émotion leur tentative pour mettre fin au périple meurtrier du Tunisien Mohamed Lahouaiej-Bouhlel , tué par la police après avoir fauché des centaines de personnes dont de nombreux enfants, laissant 86 morts dans son sillage.

"Ils m'ont un peu secoué"

"J'ai vu tout de suite que c'était un attentat terroriste. Il n'y avait aucune ambiguïté à ce niveau-là. Le conducteur du camion était déterminé à écraser le maximum de personnes", raconte calmement à la barre Franck Terrier, un Niçois de 55 ans à la barbe poivre et sel. Avec sa femme, il était sorti sur "la Prom'", en scooter, ce soir du 14 juillet pour aller "manger une glace" quand soudain "un camion (le) double sur la droite". "J'ai tout de suite voulu le rattraper", dit-il la voix tendue.

Franck Terrier dépose sa femme et prend en chasse sur son deux-roues le camion de 19 tonnes. Prenant garde de ne pas rouler sur les corps sur la chaussée, il atteint le camion en quelques secondes, jette son scooter sous les roues du poids lourd dans l'espoir de le stopper et s'accroche sur le marche-pied du côté du conducteur. "Je me...


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