Au procès de l'attentat de Nice, Mohamed Ghraieb peine à défendre son innocence

AP - Francois Mori

Le Franco-Tunisien de 46 ans, proche de l’auteur de l’attaque du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, est l’un des trois accusés de ce procès poursuivis pour association de malfaiteur terroriste. Il était interrogé ce vendredi 4 novembre sur les faits.

De notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris,

« Je n’ai rien à voir avec l’attentat, on a retourné des choses de la vie quotidienne contre moi, mais je vous assure que je n’ai rien vu venir. » Devant la cour d'assises spéciale, Mohamed Ghraieb clame son innocence, mais la défend bien mal. Il enchaîne les « je ne sais pas », « je ne comprends rien », promet la « transparence », mais, même sur des sujets anodins, multiplie contradictions et justifications alambiquées.

Malgré 1 278 contacts en un an avec le futur tueur de la promenade des Anglais, Mohamed Ghraieb l'affirme : celui-ci n’était qu’« une connaissance, pas un ami ». Et c’est un client de son hôtel à qui il avait prêté son téléphone qui aurait envoyé à Mohamed Lahouaeij-Bouhlel deux messages glorifiant l’attentat contre Charlie Hebdo, avance-t-il.

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Les parties civiles, habituellement offensives, ne poseront pas de question. « Il s’est assez enfoncé tout seul », explique un avocat.


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