Au procès de l'attentat de Nice, l'évasif Mohamed Ghraieb

AFP - BENOIT PEYRUCQ

Au procès de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, la cour d'assises spéciale a commencé à se pencher sur la personnalité des sept accusés et les faits qui leur sont reprochés. Ce mercredi, elle s'est intéressée à Mohamed Ghraieb, un Franco-Tunisien de 46 ans, poursuivi pour association de malfaiteurs terroriste.

Avec notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris, Laura Martel

Outre ses nombreux contacts avec le tueur Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, il est reproché à Mohamed Ghraieb, entre autres, d’avoir circulé avec lui le 11 juillet à bord du futur camion-bélier. Rasé de près, cheveux grisonnants, l'accusé s’exprime avec calme, mais ses réponses sont brèves et souvent évasives.

« Vous savez, c’est déterminant qu’on puisse cerner votre personnalité et apprécier votre sincérité », pousse le président. Mais l’accusé reste peu loquace sur son enfance pourtant heureuse et confortable en Tunisie dans une famille « ouverte ». La mère, libraire, et le père, directeur d’école, valorisent le travail et inculquent à leurs enfants qu’ils « peuvent tout voter, sauf islamiste », insiste sa sœur. Ce Mohamed si « gentil », amoureux des animaux, qui « ne sait même pas faire la prière correctement », « lui, radicalisé ou un terroriste ? C’est inimaginable », s’offusque-t-elle.

Carte à l'UMP

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