Au procès de l’attentat de Nice, la parole à la défense

AFP - BENOIT PEYRUCQ

La cour a entendu ce jeudi 8 décembre les avocats de deux accusés, Mohamed Ghraieb et Ramzi Arefa. Quinze ans de prison ont été requis à leur encontre, mais pour des charges différentes.

De notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris,

Contre Mohamed Ghraieb, le parquet a demandé la condamnation pour association de malfaiteurs terroriste. Mais pour son avocat, Vincent Brengarth, « il y a vraiment matière à acquitter Mohamed Ghraieb, compte tenu des graves défaillances de l’accusation » sur les éléments à charge et« dans son raisonnement ».

On reproche à son client d’avoir participé à la recherche d’armes ? Il n’y a aucune preuve que Mohamed Ghraieb ait proposé son arme au tueur. Et quand bien même, on parle alors « d’un pistolet d’alarme en vente libre », s’offusque l’avocat. On l’accuse aussi d’avoir pris part à la location du camion ? Il « n’a fait aucune démarche », mais on lui reproche « d’avoir participé en recevant un message » de trois lettres auquel il ne répond pas. « C’est un raisonnement inédit ! », lance le conseil. Quant au fait que Mohamed Ghraieb ait circulé avec le futur terroriste à bord du funeste camion, d’autres l’ont fait qui n’ont pas été poursuivis, fait-il remarquer.

« Le doute doit profiter à l’accusé »

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